Prépa UTMB Nice : Volume d’entraînement en baisse
Le pic d’entraînement étant atteint, je reviens à deux séances le week-end, avec des durées plus raisonnables. Malgré tout, cela ne va pas se passer comme prévu.
Jour 1 : l’aller-retour traditionnel sur le Mont-Dore
3 h 50 – 1 400 m de dénivelé positif
Départ avec une amie. Il fait beau et un peu plus chaud que ces derniers mois. Les journées rallongent, le soleil commence à chauffer davantage, mais sans excès.
Nous partons à un rythme plus soutenu que lorsque je cours seul, mais cela reste gérable. Je commence à prendre le réflexe de vérifier ma fréquence cardiaque afin de mieux gérer mon effort. L’objectif est de me constituer un référentiel entre l’augmentation du rythme cardiaque et mes sensations.
Nous atteignons le sommet en 55 minutes, soit cinq à dix minutes de plus que la dernière fois où nous avions couru ensemble. C’est, pour moi, le signe d’une ascension mieux maîtrisée, ce qui devrait me permettre de gérer la suite plus sereinement.

Le temps de prendre une petite photo et c’est reparti pour la descente côté corniche. Nous descendons assez rapidement, tout en restant très vigilants, car cette portion est technique.
Nous croisons Chouchou, un coureur local bien connu, notamment parce qu’il anime de nombreux trails en Nouvelle-Calédonie. Après quelques mots échangés, nous reprenons notre descente.
Arrivés au parking, nous prenons le temps de manger une barre de céréales et de nous hydrater avant de repartir. Cette fois, je veille à ne pas m’emballer. Malgré cela, dans le dernier tiers de l’ascension, je commence à me faire distancer. La cadence est élevée pour moi, c’est difficile, mais je ne lâche rien.
Un dernier effort et nous arrivons au sommet pour la deuxième fois. Essoufflé comme jamais ! 🙂

Le temps de reprendre mon souffle, puis nous redescendons tranquillement. J’ai une gêne au pied droit : un orteil est sensible et je ne veux pas que cela s’aggrave. Et, accessoirement, j’accuse aussi le coup de cette ascension dynamique !

Jour 2 : la non moins traditionnelle boucle du Mont-Dore
3 h 50 – 860 m de dénivelé positif
Comme la veille, les conditions sont idéales. Je me prépare et c’est parti pour la boucle.
Je commence par le Pic aux Chèvres. Je n’accuse pas trop le coup de la sortie de la veille, tout va bien. Je prends simplement le temps d’admirer le paysage, sans pour autant perdre trop de temps.

Je déroule le parcours sans difficulté et passe les éoliennes. Je m’engage ensuite sur une portion plus technique et glissante, sur la terre rouge. Je crois que je commence à m’y habituer, même si je ne vais pas vraiment plus vite.

Plus je descends, plus le terrain devient technique et rocailleux. Je franchis la partie la plus difficile et j’arrive sur un sol recouvert d’une belle épaisseur de cailloux quand, soudain, je sens mes pieds partir vers l’avant. Je tombe et, en amortissant ma chute, je me fais mal au poignet gauche.
A priori, rien de grave. Je reprends donc la course.

Arrivé en bas, je veux prendre un gel dans mon sac. C’est à ce moment-là que je réalise que mon poignet a davantage souffert que je ne le pensais : je ne peux plus rien porter, pas même ouvrir mon sac à dos avec la main gauche.
Je commence à m’inquiéter pour l’Ultra de Nice. Si je ne peux rien faire de la main gauche, cela signifie que je ne pourrai pas utiliser mes bâtons et qu’il me sera difficile de m’aider dans les ascensions, voire de me rattraper en cas de perte d’équilibre.
Une fois arrivé sur la route, je longe la côte puis décide de bifurquer pour rejoindre la voiture plutôt que de poursuivre avec l’ascension du Mont-Dore. Je ne veux pas prendre le risque d’aggraver la blessure.
Finalement, la sortie du jour sera donc plus courte que prévu. Je vais maintenant m’occuper au mieux de ce poignet.

Finalement, après 2-3 jours de stress, la douleur s’estompe, ce qui me rassure. Même si le poignet est toujours sensible dès que je dois ouvrir une porte ou porter quelque chose cela s’améliore. il me reste 15 jour pour ça.
