Prépa UTMB Nice : le Mont Dore, j’adore…
C’est reparti pour une séance longue sur deux jours
– 5h30 et1400 D+
– 7h20 et 1850 D+
Toujours et encore le Mont Dore, cet endroit se prête particulièrement à l’entraînement. Sur un même endroit, on peut varier les types de séance qu’on souhaite faire.
Mont Dore jour 1
Et pour ce premier jour je me lance sur deux aller/retour au sommet.
Les semaines d’entraînement se font sentir et je commence déjà fatigué. Malgré tout, je me cale sur ma cadence habituelle, tranquille en somme. Et comme à mon habitude, je prends le temps de profiter du paysage. C’est quand même l’un des intérêts du trail, pour moi en tout cas.

Et petit à petit je rejoins le sommet.

je retourne à mon point de départ, au passage de Plum et rebelote pour la deuxième grimpette. Si je n’étais pas vif au départ, cela ne s’arrange pas au fils des mètres parcourus. Mais bon, en adaptant la cadence en fonction de la forme du jour ça passe, plutôt bien même.

Revenu au point de départ, l’objectif de dénivelé est atteint mais pas la durée…. et bien tant pis, ça ira pour aujourd’hui, une bonne sieste m’attend 🙂

Mont Dore jour 2
Si hier j’ai commencé fatigué, je crois bien que c’est pire aujourd’hui. Je sens…. non je sais que cette session va être difficile. Mais bon, je ne me mets pas la pression, je fais ma boucle habituelle et le temps que je vais mettre n’a pas d’importance.
Le temps n’est pas terrible, le Pic aux chèvre a la tête dans les nuages, j’espère juste ne pas avoir trop froid en haut.

l’ascension me semble plus longue que d’habitude mais vu mon état de forme je trouve cela plutôt cohérent donc je n’en fais pas grand cas et je continue.
Le temps d’arriver en haut du Pic aux Chèvres, cela se confirme, toute la crête sera dans les nuages. Nuages que je laisserai en redescendant sur Plum.

Arrivé en bord de mer, je longe la côte en traversant Plum, puis j’arrive à la corniche, le temps se dégrade encore un peu plus jusqu’à me prendre une belle averse. Au départ de la trace vers le mont Dore côté corniche je m’accorde un moment pour manger un peu, abriter sous un arbre.
A peine reparti, je discute avec un gars que je croise régulièrement sur ce parcours. Au fil de la discussion, on se rend compte que nous étions à l’ultra trail de Tarawera au même moment mais lui sur le 165 km. Il a l’air cool, j’espère qu’on aura l’occasion de faire des séances d’entraînement ensemble. Mais pour ça il va falloir que je progresse un peu car on n’a pas le même niveau.
Bon assez discuté, il faut repartir, cap vers le mont Dore, 3,5 km et environ 600 D+, je bifurque avant d’arriver aux antennes.
Et comme pour la première partie du parcours, je m’élance en ne visualisant pas le sommet mais chaque sections. Cela rends la progression moins longue et difficile. Je n’ai pas d’objectif de vitesse, j’essaie juste de ne pas traîner. Petit à petit j’arrive à la bifurcation signifiant que je redescends. Là j’ai un petit sourire de soulagement.
Sur cette descente, je ne courre pas, je suis plus en mode rando active. Lorsque j’aperçois le grand bâtiment blanc dans la vallée, je sais que je ne suis pas très loin de l’arrivée. Et je constate que le pic aux chèvres a toujours la tête dans les nuages.

Le temps du parcours pour cette semaine est cohérent avec mon état de forme. Mais je suis quand même content de ma sortie. A défaut d’avoir été performant, j’ai travaillé mon mental dans un moment de baisse de forme. Cela me sera utile le jour J.

Bon ben comme hier, place à la sieste 🙂
